HOMMAGE À NOS HÉROS

GÉDÉON OUIMET (1823-1905)

Gédéon est né à Sainte-Rose le 2 juin 1823. Fils de Marie Bautron et du cultivateur Jean Ouimet, il a étudié au séminaire de Ste-Hyacinthe, puis au petit séminaire de Montréal avant de faire son stage en droit dans l'étude de son frère André Ouimet. Après avoir été admis au Barreau en 1844, il s'est établi dans la région de Vaudreuil. Il sera d'ailleurs élu maire de St-Michel-de-Vaudreuil en 1852.

En janvier 1857, il est élu député de la circonscription de Beauharnois à l'assemblée législative du Canada-Uni. Défait en 1861, il est candidat du Parti Bleu à l'élection législative du Québec de 1867 et se fait élire comme député du comté de Deux-Montagnes, puis réélire en 1871. De 1867 à 1873, il est Procureur général dans le gouvernement de Pierre-Joseph-Olivier Chauveau.

Suite à la démission de Chauveau en 1873, il devient premier ministre du Québec. Il occupe en même temps le poste de Ministre de l'Instruction Publique et de Secrétaire et Registraire de la province. Contraint de démissionner comme premier ministre suite au scandale des Tanneries en septembre 1874, il conserve toutefois son poste de député. Exonéré de tout blâme en 1875 par le juge Francis Godschall Johnson, il est aussitôt nommé surintendant de l'Instruction Publique par le premier ministre Boucher, poste qu'il occupera pendant vingt-neuf ans.

Après sa retraite, il est nommé membre du Conseil Législatif, un poste qu'il détiendra jusqu'à son décès. Il est inhumé au cimetière Notre-Dame-des Neiges à Montréal.

Le pont Gédéon-Ouimet reliant Laval à Boisbriand fut nommé en son honneur.

Honorable Gédéon Ouimet

Premier ministre du Québec

1873-1874

Premier hôpital de Sainte-Rose

(1957-1963)

Angle Roi-du-Nord et Plateau-Ouimet

CÉCILE LALANDE DAGENAIS (1923-1987)

Cécile Poirier est né à Verdun en 1923. Après avoir complété sa 11 année commerciale à l'école des Sept Douleurs de Verdun, elle poursuit ensuite à l'école de médecine infirmière de Lachine, puis fait une année en nursing et deux années en administration hospitalière à Montréal. Diplômée en 1947, elle épouse Raymond Lalande l'année suivante.

Cécile Poirier-Lalande et son mari déménagent à Sainte-Rose, dans le "Projet Fortin", en 1953. Quatre années plus tard, en 1957, Raymond Fortin, à peine âgé de 34 ans, décède.  Cécile est lors enceinte de son deuxième enfant. Ne se laissant pas abattre, elle décide de jeter les bases d'un projet qu'elle caresse depuis longtemps: elle fonde l'hôpital de Sainte-Rose qui devient le premier établissement hospitalier de l'île Jésus. L'enfant, qui voit le jour en août, portera le nom de son père et deviendra médecin.

 

À l'automne de 1960, Jean-Baptiste Dagenais, cultivateur de son état, devient le deuxième mari de Cécile Poirier-Lalande désormais connue sous le patronyme Lalande-Dagenais. Le dévouement exemplaire de cette femme remarquable lui vaut de nombreux éloges. Éventuellement, la Faculté de nursing de l'Université de Montréal va reconnaître son action en lui remettant un diplôme d'infirmière hygiéniste. Par ailleurs, l'Association des Directeurs Généraux d'Hôpitaux de la province de Québec la déclare «membre émérite».

C'est après avoir assisté à l'inauguration du nouveau CLSC de Sainte-Rose le 28 février 1982 que Cécile Lalande-Dagenais remet sa démission. Elle dirigera ensuite l'hôpital de Hawkesbury, en Ontario, jusqu'à son décès le 16 avril 1987 à l'âge de 62 ans.

 

Source citée librement dans le texte:

Morgan, Michèle (1997). Histoire des services de santé de Laval. Histoire Québec, 3(1), 32–34.

Les photos ci-jointes proviennent du Fonds Cécile-Dagenais-Lalande administré par la Société d'histoire et de généalogie de l'Île Jésus.

Deuxième hôpital de Sainte-Rose

(1963 - devenu ensuite le 1er CLSC du Québec)

240 boulevard Roi-du-Nord, Laval