HOMMAGE À NOS HÉROS

ANTOINE LABELLE (1833-1891)

Fils d'Angélique Maher et du cordonnier Antoine Labelle, le jeune Antoine est né à Sainte-Rose, sur l'île Jésus, dans une maison aujourd'hui aujourd'hui transformée en auberge attenante au restaurant Les Menus Plaisirs (244, boulevard Saint-Rose). Une plaque commémorative marque l'emplacement.

Après des études au séminaire de Sainte-Thérèse, Antoine Labelle suit une formation théologique. Il est ordonné prêtre en 1856. Le curé Labelle est doté d'un physique intimidant: il fait 1,80 m pour un poids de 140 kg.

 

En 1867, il est nommé curé de Saint-Jérôme par Mgr Bourget. C'est à ce moment qu'il s'investit totalement dans la colonisation des "pays d'en haut", ainsi qu'on appelle à l'époque la région des Laurentides depuis Saint-Jérôme en montant vers le nord. Afin d'en stimuler le développement économique, visant entre autre à stopper l'exode des Canadiens Français vers les États-Unis, il fait construire un chemin de fer dont on inaugurera la premier tronçon entre Montréal et St-Jérôme en 1876.

En 1888, Honoré Mercier le nomme sous-commissaire au département de l'agriculture et de la colonisation.

Curé Antoine Labelle, 1864

crédit William Notman

ANDRÉ BENJAMIN PAPINEAU (1809-1890)

Fils de Marie-Anne Roussel et du milicien et député André Papineau, André Benjamin fait ses études au petit séminaire de Montréal, puis il se familiarise avec le droit auprès de son oncle Joseph Papineau. En 1835, il obtient une commission de notaire. C'est dans le village de Saint-Martin, dans l'île Jésus, qu'il choisit éventuellement d'établir sa pratique.

Dès 1834, le notaire André Benjamin Papineau, très conscient de l'oppression de ses compatriotes par les Anglais, rejoint le mouvement patriote. Il participe alors à de nombreuses assemblées publiques et fait partie de plusieurs comités. En 1837, il se joint à la Société des fils de la liberté puis, la même année, il est élu sans opposition député de Terrebonne à la Chambre d'assemblée du Bas Canada. Le 14 décembre 1837, il participe à la bataille de Saint-Eustache. Fait prisonnier, il est incarcéré à Montréal et voit son mandat de député prendre fin avec la suspension de la Constitution le 28 mars 1838.

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Jean-François Rodrigue, 2008 copyright Ministère de la culture et des communications

Maison André Benjamin Papineau, Laval

Libéré de prison après quelques mois, il retourne à la pratique du droit notarial à Saint-Martin. En 1838, bien que n'ayant pas participé à la seconde rébellion, il est néanmoins emprisonné pendant un mois. Neveu de Joseph Papineau et cousin de Denis-Benjamin et de Louis-Joseph Papineau, tous d'éminents politiciens du Bas Canada, André Benjamin était un personnage notoire et un notable qui sera par la suite élu maire de Saint-Martin de 1855 à 1860.

Il est décédé le 1er février 1890 et inhumé dans le cimetière paroissial de Saint-Martin.